L’Odyssée du Mauvais Goût : Pourquoi le Prochain Nolan est un Naufrage Esthétique et Historique

Par , Le 28 décembre 2025 (Temps de lecture estimé : 15 min)

Pourquoi avoir boudé l’expertise archéologique pour nous servir ce « fake » en plastoc ? Je reviens sur le rendez-vous manqué entre la production et l’histoire vivante, déplorant ce choix délibéré de l’ignorance qui transforme les fiers Achéens en motards dépressifs.

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AVERTISSEMENT : L’Iliade et l’Odyssée, nés d’une tradition orale et dont on retient l’exceptionnelle œuvre d’Homère, contiennent des anachronismes. Je fais le choix ici d’aborder principalement une vision mycénienne de ces textes, même si une direction artistico-historique collant à l’image promue par l’hypothétique poète ( ὁ Ποιητής ) du VIIIe siècle av. J.C aurait pu tout à fait convenir en lieu et place de cette diarrhée infâme proposée par Hollywood.

Partie 1 : Le Syndrome du Motard Dépressif, ou l’Assassinat de l’Âge du Bronze

Je l’attendais, ce trailer. Amateur de cette époque passée, où se côtoient monstres immémoriaux et héros légendaires, apprendre qu’un film allait de nouveau nous être proposé reprenant la plus grande œuvre littéraire de l’humanité ( oui oui ) avait de quoi me laisser dans une attente insoutenable. Puis j’appris qu’il s’agissait d’un projet mené par Christopher Nolan, l’idole des « normies »… On nous vendait du grandiose, du viscéral, une plongée mythologique sans précédent. Mais la bande-annonce vient de tomber, et avec elle, mes espoirs de voir enfin l’Âge du Bronze traité avec la majesté qu’il mérite se sont écrasés plus vite qu’Icare. Ce « trailer » est une leçon magistrale de comment transformer l’épopée la plus solaire et vivifiante de l’humanité en un film de motards punks dépressifs sous filtre gris.

Les choix artistiques révélés par ces premières images ne sont pas seulement historiquement aberrants, ce qui pourrait à la limite être pardonné au nom d’une vision d’auteur transcendante, ils sont visuellement paresseux, génériques et, comble de l’ironie pour une adaptation d’Homère, totalement dénués de poésie.

Agamemnon chez les Bikers : Le Désastre des Armures

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Le péché capital saute aux yeux dès les premières secondes : les costumes. Où est l’éclat du bronze, ce métal divin qui «brille comme un feu» à chaque page de l’Iliade? Où est la richesse insolente de la civilisation mycénienne? À la place, Nolan nous sert une infanterie vêtue d’armures de plaques noires, ternes, vaguement « tactiques », qui semblent tout droit sorties d’un surplus de costumes de The Dark Knight ou d’un mauvais épisode de Vikings.

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C’est une insulte à l’histoire autant qu’à l’esthétique. La période communément associée à la Guerre de Troie par la tradition historiographique et archéologique correspond à la transition critique entre l’Helladique Récent (HR) IIIB et l’Helladique Récent IIIC, soit approximativement la fin du XIIIe siècle et le début du XIIe siècle avant notre ère (vers 1250-1180 av. J.-C.).
Cette époque marque l’apogée puis l’effondrement violent des systèmes palatiaux mycéniens ( Achéens dans les textes d’Homère ). C’était une époque historiquement, culturellement et visuellement fascinante.

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Imaginez un instant ce qu’un directeur de la photographie aurait pu faire avec la réalité archéologique plutôt qu’avec ce fantasme de cuir bouilli. L’histoire nous offrait l’armure de Dendra : ces cuirasses articulées en bronze massif qui faisaient ressembler les guerriers à des chars d’assaut humains. C’est étrange, c’est puissant, et c’est infiniment plus cinématique que du cuir noir d’adolescent gothique.

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Et que dire des casques? L’objet le plus iconique de cette période, décrit avec une précision chirurgicale au chant X de l’Iliade (le casque de Mérion) et confirmé par l’archéologie, c’est le casque en dents de sanglier. Un objet complexe, sauvage, blanc ivoire, qui témoigne de la valeur du chasseur, puisqu’il fallait abattre des dizaines de bêtes pour en fabriquer un seul. Au lieu de cela, Nolan nous balance des casques génériques, ou pire, des pseudo-casques corinthiens anachroniques de cinq siècles, ouverts « pour qu’on voie bien le visage des acteurs ». C’est d’une tristesse absolue.

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L’Hérésie du pantalon : Ulysse le Barbare

Mais le diable se niche dans les détails, et c’est là que le naufrage devient technique et impardonnable. Regardez bien les jambes des héros dans le trailer. Ils portent des pantalons. Des pantalons sombres, en toile épaisse ou en cuir, façon cargo tactique médiéval.

Pour le grand public, c’est un détail. Pour quiconque a ouvert un livre d’histoire, c’est une hérésie culturelle totale. Dans l’imaginaire antique, et a fortiori à l’époque mycénienne, le pantalon est le vêtement de l’Autre, du Barbare. C’est l’habit du Scythe, du Perse, du cavalier des steppes. Le guerrier achéen, lui, porte le zoma, ce kilt court, souvent coloré et frangé, et protège ses tibias avec des cnémides (jambières) en bronze ou en lin. Ulysse, le roi d’Ithaque, ne porterait jamais les braies de l’étranger ( tout comme il ne s’agenouillerait jamais devant Agamemnon ). En affublant ses héros de pantalons, Nolan transforme les Achéens en ce qu’ils méprisaient le plus : des barbares.

Des Épées en plastique?

Le constat est tout aussi accablant pour l’armement offensif, et c’est là que l’on sent que personne sur le plateau ne s’est soucié de la fonctionnalité militaire. J’ai plissé les yeux devant les baudriers , ces sangles qui portent l’épée. Dans le trailer, ils sont catastrophiques : ils flottent, lâches, mal ajustés, sur la hanche.

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C’est physiquement insensé. Une épée de l’Âge du Bronze, comme la redoutable Naue II qui apparaît à cette époque, est une barre de bronze, conçue pour la taille et l’estoc. Les fresques nous montrent ces baudriers décorés, parfois de franges ou d’or, serrés et fonctionnels. Là, sur Matt Damon et ses comparses, on a l’impression de voir des accessoires en résine plastique pendouiller lamentablement. Il n’y a aucune sensation de poids, aucune tension, aucun ornement.

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Tout cela participe à cette impression terrible de cosplay hors de prix. On a cherché le cool moderne, le dark, au détriment de la physicalité réelle de la guerre antique. Nolan a voulu faire sérieux, mais en ignorant la réalité matérielle de l’équipement (le poids du bronze, la coupe du lin, la tension du cuir), il a fini par nous pondre du fake en plastoc.

Partie 2 : Des Drakkars en Méditerranée et la Grande Dépression Chromatique

Si les costumes m’ont fait grincer des dents, la géographie et l’ingénierie navale proposées par Nolan m’ont tout simplement fait hurler de rire. On nous vend une épopée méditerranéenne, le retour du roi vers son île d’Ithaque baignée de soleil, mais on nous montre une cacophonie géographique .

Ragnar Lothbrok… je présume?

Le plan le plus choquant de ce trailer reste sans doute celui de la flotte achéenne. On y voit Ulysse fendant les flots sur ce qui ressemble à s’y méprendre à un longship viking. Voir des coques à clins (bordages chevauchants), typiques de la Scandinavie du IXe siècle après J.-C., sillonner la mer Égée du XIIe siècle avant J.-C, est plus qu’une erreur technique : c’est un contresens culturel absolu.

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Les navires mycéniens, les galères à rames, ancêtres des pentécontères, avaient une silhouette distincte, basse sur l’eau, conçue pour la Méditerranée. Ils n’avaient rien de cette esthétique nordique. Ici, on a l’impression qu’Ulysse ne rentre pas à Ithaque, mais qu’il part piller le monastère de Lindisfarne ou envahir le Wessex. Nolan semble avoir confondu L’Odyssée avec une suite de Northman. C’est « épique », sans doute, mais c’est surtout très con.

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Reconstitution d’un bateau mycénien de type IV

L’Écosse pour Troie : Le Mensonge de la pierre

Soyons justes : la production n’a pas lésiné sur les moyens. On sait que le film a été tourné en partie en Sicile et dans les îles Éoliennes, capturant sans doute de magnifiques panoramas volcaniques qui siéent au périple.

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Tracés du voyage d‘Ulysse.

Le trailer nous montre des fortifications sombres, humides, battues par des vents gris, filmées au château de Findlater en Écosse. Pour l’œil du néophyte, c’est une « vieille ruine ». Pour l’amateur d’histoire, c’est une aberration. Les citadelles mycéniennes, comme Mycènes, Tirynthe, sont célèbres pour une chose précise : leur maçonnerie cyclopéenne. Des blocs de calcaire titanesques, bruts, assemblés sans mortier, évoquant une puissance primitive ( Les Cyclopes d’après le mythe ). Pour la Troie historique (Hissarlik), en retenant l’Ilion VI comme strate archéologique potentielle de la Guerre de la fin de l’Âge de Bronze, un appareil de grosses pierres, tournées vers l’intérieur, formaient l’enceinte de la citadelle. L’assemblage était cru, sans mortier, les interstices emplis de cailloux. Pour Troie l’ensemble était surmonté de murs de briques d’argile.

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La Porte des Lionnes de Mycènes

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Enceinte de Troie VI

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Image du tournage de The Odyssey, on voit l’appareil à base de moellons et de mortier.

Remplacer cette architecture unique par des murs d’enceinte de châteaux forts médiévaux européens brise instantanément l’immersion. On ne sent pas la chaleur de la pierre égéenne, qui n’était pas en ruine à l’époque du récit. En mélangeant des paysages méditerranéens réels avec des architectures médiévales du Nord, Nolan crée un non-lieu, une terra incognita générique qui n’a plus aucune saveur locale. Il efface l’identité grecque pour la remplacer par une ambiance de château dark-fantasy standardisée.

La Grèce sous Antidépresseurs

Enfin, il faut parler de l’âme visuelle du film. Homère, c’est la lumière. C’est « l’Aurore aux doigts de rose », c’est la « mer couleur de vin », c’est le bronze qui brille sous le soleil de midi. Le monde homérique est violent, tragique, sanglant, certes, mais il est lumineux. Il est saturé de vie, de couleurs, d’or et de lapis-lazuli.

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« ouin ouin je cherche mon papa »

Nolan, fidèle à ses tics visuels, a appliqué sa palette favorite : gris béton, bleu délavé, noir, marron boueux. Tout semble froid, mort, stérile. Cette « grimdark-isation » de la mythologie est une incompréhension fondamentale du matériau d’origine. L’épopée grecque n’est pas une dépression clinique d’adolescent du 21e siècle. C’est une explosion de passions, échaudées par les dieux, sous un soleil écrasant. Les fresques de Pylos nous montrent des vêtements aux motifs complexes, des peaux peintes, une joie de vivre esthétique même dans la guerre.

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Reconstitution du mégaron du palais de Nestor, Pylos

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Reconstitution de Troie VI avec sa ville basse dominée par la citadelle

En désaturant l’image, en habillant tout le monde en noir tacticool, en filmant sous des ciels gris, Nolan vide le mythe de sa vitalité. Il confond le sérieux avec le sinistre. Il nous offre un monde où l’on a l’impression qu’il pleut depuis dix ans. C’est peut-être réaliste pour un tournage en Écosse, mais c’est un contresens total pour la Grèce de l’Âge du Bronze.
Où est la gloire? Où est l’éclat?

Partie 3 : L’Affaire Katsikis et le Rendez-vous Manqué avec l’Histoire

Le plus rageant dans cette débâcle visuelle, ce n’est pas l’ignorance. C’est le choix délibéré de l’ignorance. Car nous savons aujourd’hui que la production avait les clés en main pour nous offrir une révolution visuelle qui aurait pu porter The Odyssey au niveau de la trilogie du Seigneur des Anneaux par Peter Jackson, et qu’elle les a jetées par-dessus bord.

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Dimitrios Katsikis, je l’aurai bien vu jouer Ajax

L’histoire circule depuis quelques semaines sur les forums spécialisés et a été confirmée par les principaux intéressés : l’équipe de Christopher Nolan avait initialement approché Dimitrios Katsikis. Pour ceux qui ne le connaissent pas, Katsikis est l’âme de l’atelier Hellenic Armors ( vidéo de présentation : https://www.youtube.com/watch?v=7bnI_H24XCE ). Surnommé le « Héphaïstos moderne », cet artisan grec n’est pas un simple costumier, c’est un chercheur en archéologie expérimentale qui a passé sa vie à redécouvrir les techniques de forge oubliées de l’Âge du Bronze. Il est célèbre pour avoir reconstruit fonctionnellement la panoplie de Dendra, prouvant que ces carapaces de métal permettaient une mobilité surprenante.

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Ouai c’est badass hein ? Et dire que beaucoup d’Occidentaux se masturbent sur les samouraïs…

Le contact a été établi. L’espoir était là. On a frôlé le génie : imaginez un instant L’Odyssée avec de véritables armures en bronze martelé, ces formes étranges, segmentées, presque insectoïdes, qui auraient donné au film une identité visuelle unique, jamais vue au cinéma. Une esthétique terrifiante qui collait parfaitement à la démesure mythique du récit homérique.

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Vous voyez, y a pas que moi qui fais référence aux Mycéniens, c’était prévu !

Et puis? Plus rien. Silence radio. Ghosting. Selon les bruits de couloir, la collaboration a avorté pour des raisons de « planning » ou de vision artistique. On peut aisément deviner la vérité : le réalisme radical de Katsikis faisait peur. Le vrai bronze, ça brille, ça fait du bruit, c’est lourd, et surtout, ça ne ressemble pas à ce que le public a été conditionné à attendre d’un film d’action pseudohistorique. Les producteurs ont probablement jugé que le vrai guerrier mycénien avait l’air trop bizarre, pas assez cool, ou risquait de distraire le spectateur de la performance de Matt Damon.

Alors, on a remercié l’expert, et on a commandé des costumes en série ( ou sortis du stock habituel pour réduire les coûts). Au lieu de l’or et du bronze, on a eu le cuir et le plastique. Au lieu de l’histoire vivante, on a eu le standard hollywoodien. C’est un acte de lâcheté artistique impardonnable de la part d’un réalisateur qui se vante pourtant de ne jamais utiliser de fonds verts pour plus de réalisme.

Conclusion : Une Tragédie sans Gloire

En sortant de la salle en juillet prochain, nous serons sans doute secoués par l’IMAX de gros branleurs, éblouis par quelques panoramas siciliens et impressionnés par une poignée de scènes, car le budget est là. Mais ne nous y trompons pas : L’Odyssée s’annonce comme une coquille vide sur le plan culturel et artistique.

Ce film est le symptôme d’un cinéma qui a peur de l’étrange gloire du passé. En voulant rendre Homère moderne, sombre et réaliste ( selon les critères des adulescents de 2026 ), Nolan a paradoxalement créé une œuvre générique. Il a filmé des acteurs contemporains qui ont froid en Écosse, déguisés en Vikings de fantaisie croisés de spartiates du film 300, et il a appelé ça la Grèce antique.

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Ulysse voyage dans le temps et cherche le Graal, staring Nolan en Perceval… bordel quand je vois ces casques, j’ai envie de commettre l’irréparable.

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L’Histoire nous offrait pourtant un cadeau magnifique : un monde de palais peints de fresques bleues et ocres, de guerriers en kilts colorés et casques d’ivoire ou de bronze étincelants comme de l’or, de navires rapides fendant une mer «violette», une civilisation brutale, mais solaire, techniquement sophistiquée et visuellement flamboyante.

C’était l’occasion de distinguer L’Odyssée de Troie (2004) ou du Choc des Titans.
C’était l’occasion de faire pour l’Âge du Bronze ce que Barry Lyndon a fait pour le XVIIIe siècle.
C’était l’occasion de montrer du respect envers l’intelligence des spectateurs, croire qu’ils sont capables d’apprécier une œuvre réellement homérique.

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Le cheval prévu pour le film et en arrière-plan des colonnes sorties d’un pack Lego

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le film Troy de 2004, respectant le texte et un minimum l’imagerie

Au lieu de cela, Nolan a choisi la sécurité de la grisaille et de continuer cette longue litanie dépressive de la culture occidentale contemporaine. Il a choisi une greluche sans charisme juste bonne à jouer le rôle d’une lotophage de Djerba, pour porter l’Egide d‘Athéna. Il a choisi de perpétuer son cinéma de merde (oui j’assume) à base de son gimmick temporel à la con qui n’impressionne que les plus limités cognitivement d’entre nous.

Le Roi d’Ithaque ne rentrera pas chez lui dans ce film. Celui qui débarquera sur les plages, vêtu de son pantalon boueux et de son casque stupide, ne sera qu’un imposteur, un énième héros d’action interchangeable, perdu dans un cosplay hors de prix, cherchant désespérément l’âme d’une Grèce que son réalisateur a oubliée en salle de montage.

Ce n’est pas une Odyssée. C’est un naufrage.

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Florent DIAS

Nourri par les Landes, Tolkien et le cinéma d'auteur, je m'inscris dans une tradition millénaire de narration. Mon univers explore des dimensions épiques, de l'antiquité à la science-fiction, pour partager un monde intérieur sincère.

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Commentaires

  1. David

    Encore un film d’emo dark Sasuke. Ou est le lumineux ? Le Soleil n’est pas gris putain, il est jaune et la lumière dore le monde. Troy était excellent sur la lumière et les rempart de la ville légendaire rendait bien cette luminosité.

    « Gne l’armure est plus épique en noir polit et c’est un truc mythique donc c’est RP »….

    Non mais vos gueules. Ils veulent un Avenger de l’âge du bronze ? Non mais sortez d’Elder Ring et des skins de pvp de Wolrd of Warcraft. On dirait que la garde robe de Viking a été racheter pour être foutu sur ce film.

    « Noir polit » c’est plus une armure avec des couches d’après en solution de vitrocéramique. Un cheval de Troy d’assemblage métallurgique de niveau universitaire dans un monde où tu n’es pas trop au courant que faire un enfant avec sa cousine c’est un peu consanguin ciboire de criss.

    C’est pas pour rien que je n’écoute plus de film (oui j’écoute un film, vos gueules) XD.

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